Négocier son départ après un burnout

Négocier son départ après un burnout

Comment négocier son départ après un burnout

Le burnout est un état de surchauffe par un excès de stress lié à l’impression d’être submergé par le volume de tâches à accomplir.

Les signes psychiques sontl’épuisement mental, la baisse de l’estime de soi, une irritation, une hypersensibilité, une hypervigilance, un état d’alerte, une promptitude à la colère, aux larmes et aux conflits au travail et dans la vie privée.

Une série de troubles physiques peuvent également être présents comme une fatigue permanente, des maux de tête, des troubles gastro-intestinaux, des troubles du sommeil et de la sexualité.

Le stress est un mécanisme normal et obligatoire d’adaptation de l’être vivant. Il devient pathologique quand il dépasse les capacités de réponse et d’adaptation de la personne. A ce moment, la personne ne peut tout simplement plus se mettre en action ou penser. Elle est comme figée. Cet état est très douloureux et il est nécessaire de se faire aider par un médecin et un psychothérapeute.

Après l’arrêt de travail, le retour dans l’entreprise peut être l’occasion de négocier votre départ notamment si les conditions de travail n’ont pas changé dans l’entreprise et que partir vous apparaisse comme la seule option.

Coaching pour négocier son départ après un burnout

Une fois cette décision prise, pour bien négocier votre départ, il est nécessaire non seulement de définir votre stratégie, vos objectifs, votre timing et, en plus, de considérer à minima les aspects suivants :

  • Ne pas commencer à négocier, ne pas donner d’indication à cet égard ni répondre à aucune sollicitation allant dans ce sens, pendant la période d’arrêt de travail.
  • Sortir de la position victimaire.
  • Apprendre à dire non et à fixer des limites
  • « S’écouter ».
  • Se faire aider (médecin, thérapeute, coach, avocat, syndicat …)

Survolons 2 points dans le cadre de cet article :

Ne pas commencer à négocier, ne pas donner d’indication à cet égard ni répondre à aucune sollicitation allant dans ce sens, pendant la période d’arrêt de travail.

Si vous êtes en burnout, c’est que vous êtes allé au-delà de vos capacités d’adaptation. Or, nous ne sommes pas égaux face au stress, du fait :

  1. De notre personnalité : vulnérabilité, comportement, prédispositions biologiques …
  2. De notre situation particulière : isolement affectif ou social, d’absence de facteurs de protection (soutiens)
  3. De notre histoire,

Cette vulnérabilité évolue au cours de la vied’où une grande variabilité des réponses psychiques, physiques et comportementales au stress.

De ce fait, il est important de prendre tout le temps dont vous avez besoin pendant votre arrêt de travail pour vous remettre et de surtout ne pas précipiter les choses et ne penser qu’à vous dans cette circonstance, c’est-à-dire vous donner la 1èreplace. Je sais, c’est difficile à faire car si vous en êtes arrivé là, c’est que vous avez pensé plus à votre entreprise qu’à vous-même.

Si votre entreprise vous propose de négocier votre départ pendant votre arrêt de travail prescrit par un médecin, et si elle essaie de le faire, refusez-le ! Pendant cet arrêt de travail, n’ayez aucun contact avec votre entreprise, ne regardez pas vos mails et coupez votre téléphone portable professionnel sinon tout contact réactiverait la zone sensible et douloureuse en vous.

En d’autres termes, faites à ce moment-là ce que vous n’avez pu faire auparavant : protégez-vous ! Ceci est le résultat d’un travail avec un coach et un thérapeute pour regarder ce qui a fait que vous n’avez pu mettre des limites protectrices pour vous-même.

Sortir de la position victimaire

Bien entendu, il ne s’agit pas de suggérer ici qu’être victime est votre position de vie favorite en toutes circonstances et choisie consciemment, mais ce sentiment est très répandu chez les personnes en burnout.

Cela peut être le sentiment d’être victime des circonstances, de l’entreprise, de soi-même, parfois le sentiment de ne pas avoir « assuré » malgré tous ses efforts, d’avoir été défaillant, et cela sous le regard ou avec les allusions plus ou moins directes et condescendantes de l’entreprise de pas avoir été « fort », puisqu’être fort (c’est-à-dire ne pas sentir) est ce que glorifie une grande partie de la société et du monde professionnel.

Avoir atteint (et l’avoir dépassé) cette limite pour vous est le signe que vous avez été débordé par la vague des tâches et responsabilités pendant une certaine période de temps. Vous faire aider et travailler sur votre capacité à dire non, à mettre des limites, à affirmer votre volonté de vous protéger pour ne pas retomber dans le même schéma va vous permettre de retrouver votre puissance et votre pouvoir sur votre vie.

Conclusion

Faire un burnout est bien souvent vu comme une faiblesse par la société et le monde professionnel, voire par vous-même ! Ceci est injuste car vous avez fait de votre mieux. Aucune personne, jamais, ne devrait être malade de son travail et faire un burnout n’est jamais un choix fait de gaité de cœur, bien au contraire car il est très douloureux.

Au retour, si votre choix est de partir, vous êtes légitime à négocier votre départ avec autant de droits et de puissance qu’en dehors de tout burnout.

Vous venez de découvrir nos conseils sur comment négocier son départ après un burnout.

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