10 conseils hors du commun pour arrêter de procrastiner en 2019

10 conseils hors du commun pour arrêter de procrastiner

10 conseils hors du commun pour arrêter de procrastiner et passer à l’action

Dans cet article, vous découvrirez comment arrêter de procrastiner dans votre vie professionnelle et dans votre vie privée.

Si vous vous sentez perdu et vous vous demandez comment ne pas tout remettre au landemain, cet article répondra à vos attentes.

Les stratégies que vous découvrirez vous permettront de mettre en œuvre des changements comportementaux importants pour :

  • vaincre la procrastination
  • devenir plus efficace
  • atteindre vos objectifs

Etes-vous prêt à changer votre vie ?

Découvrez tout de suite comment dépasser la procrastination et passer à l’action.

Arrêtez de procrastiner en prenant conscience de votre dialogue interne

Avant même de procrastiner, vous expérimentez un dialogue interne qui vous enfonce à votre insu dans la procrastination.

Mais avant que ce dialogue se mette en place, vos pensées automatiques vous donnent des instructions quant à ce que vous pouvez accomplir.

Les pensées automatiques sont la manifestation consciente de processus mentaux qui échappent à votre perception mais qui ont un impact réel sur vos émotions et vos actions.

Prendre conscience de ces pensées automatiques et du dialogue intérieur qui en découle est essentiel pour arrêter de procrastiner.

A partir de maintenant, commencez à remarquer tout ce que vous pensez et ce que vous vous dites juste avant de commencer à remettre tout au lendemain.

Notez les phrases qui reviennent souvent et trouvez-en d’autres vous permettant de renforcer votre motivation.

Si par exemple vous vous dites que de toute façon vous n’êtes pas capable d’accomplir une tâche donnée, dites-vous que vous allez faire de votre mieux pour l’accomplir.

Ce petit changement peut paraître insignifiant voire inutile mais il constitue la première étape pour reprogrammer des processus inconscients qui influencent votre efficacité au travail et dans votre vie privée.

Ces pensées automatiques peuvent être le résultat d’expériences passées, de croyances, d’un conditionnement social voire culturel.

Pour rester pragmatique, contentez-vous d’observer comment votre dialogue intérieur évolue par la prise de conscience, le changement de signification et l’exécution des actions que vous avez besoin de mettre en œuvre.

Une étude confirme le lien entre les pensées automatiques et la tendance à procrastiner.

Arrêtez de dire que vous êtes un procrastinateur

Certaines personnes ne sont pas en mesure de s’organiser et continuent à procrastiner car elles ont acquis l’identité de procrastinateur.

Pour ces personnes, il ne s’agit pas d’une simple croyance quant à leur capacité de pouvoir faire quelque chose.

Ces individus agissent de façon cohérente avec une vision limitée de ce qu’ils peuvent accomplir.

Si vous rentrez dans cette catégorie de personnes et que vous souhaitez changer votre vie pour le mieux, vous devez commencer à mettre en œuvre dès à présent des changements qui remettent en doute votre fausse identité.

Commencez cette opération de changement identitaire en rencontrant des personnes qui ont une bonne organisation et imprégnez-vous de leur façon de penser.

Lancez-vous des défis et agissez en accord avec une vision élargie de ce que vous pouvez réaliser.

Transgressez les habitudes qui vous limitent en posant constamment des actions en dehors de la zone de confort de votre fausse identité.

Faire cela vous permettra sur le moyen terme de vous réapproprier votre vraie identité et d’arrêter de procrastiner.

Une autre étude montre que les individus qui développent l’identité de procrastinateur ont davantage tendance à procrastiner et à etre indécis. 

Focalisez-vous sur les avantages de vos actions

Les personnes qui procrastinent peuvent avoir une perception erronée de ce que signifie passer à l’action ou peuvent avoir tendance à imaginer tous les inconvénients liés à la réalisation d’une tâche.

Dans ce cas, il n’est pas étonnant de procrastiner autant dans le contexte professionnel que dans la vie privée.

Pour dépasser et vaincre la procrastination, vous devez choisir consciemment de vous concentrer sur tous les bienfaits de vos actions.

Comme pour les pensées automatiques que pour la prise en charge d’une fausse identité, apprendre à se focaliser sur tous les avantages associés à la réalisation d’une action donnée n’est pas un changement aisé.

Vous devez désapprendre à vous focaliser sur ce qui pourrait ne pas se dérouler comme vous l’aimeriez et apprendre à utiliser les émotions associées à l’accomplissement de votre action.

Posez régulièrement des actions pour créer de nouvelles habitudes et renforcer la confiance en soi.

Ce sont ces petites actions régulières qui vous permettront d’arrêter de procrastiner et de devenir plus confiant en votre capacité de tout gérer.

Identifiez les avantages secondaires

Il devient difficile d’arrêter de procrastiner si repousser au lendemain vos engagements vous apporte des avantages secondaires.

Pour chacune des situations que vous repoussez, essayez d’identifier celles présentant un avantage secondaire.

Notez cet avantage et ce que vous pouvez faire pour passer à l’action en trouvant une autre façon plus productive de garder ce même avantage.

En faisant cela, vous serez capable de mobiliser au mieux votre énergie et dépasser votre tendance à procrastiner.

Si ces avantages secondaires vous empêchent encore d’avancer, vous pouvez avoir besoin de clarifier vos valeurs.

Il est possible qu’un avantage secondaire permette de satisfaire une valeur importante dans votre échelle de valeurs.

Dans ce cas, il faudra réfléchir à comment dépasser un éventuel conflit de valeurs.

Arrêtez de vouloir être parfait et de vous faire influencer par le jugement des autres

Si vous êtes perfectionniste et vous mettez des heures pour passer à l’action et réaliser des tâches qui ne prennent que quelques minutes, vous vous sentirez rapidement épuisé et vous n’aurez plus aucune motivation pour passer à l’action.

Si vous vous retrouvez dans cette description, vous avez établi une association mentale douloureuse vers la prise en charge immédiate de vos engagements professionnels ou privés.

Pour arrêter de procrastiner, vous devez prendre conscience de comment la recherche constante de la perfection vous limite dans votre quotidien au travail et dans votre vie personnelle.

Vous devez commencer à faire des compromis avec votre perfectionnisme en acceptant l’idée de poser des actions immédiates mêmes si elles vous semblent incomplètes ou imparfaites.

Puis, vous devez créer une nouvelle association mentale positive associée au fait d’agir rapidement dans l’imperfection.

Par la suite, vous pourrez parfaire vos actions si vous en avez vraiment besoin et utiliser votre perfectionnisme à votre avantage.

Dans certains cas, le perfectionnisme est aussi associé à la peur du jugement des autres.

Si en plus d’être trop exigeant envers vous-même, vous êtes trop vulnérable aux jugements de votre entourage professionnel ou privé, il vous sera encore plus difficile de passer à l’action.

La peur du jugement des autres peut être associée à une faible estime de soi.

Dans ce cas, vous devez décider de vous faire confiance et de croire en votre propre jugement plus qu’en celui des autres. Puis, vous devez arrêter de vous critiquer constamment et de vous focaliser tout le temps sur vos défauts. Enfin, vous devez passer à l’action rapidement.

Une étude recente montre que plus les personnes sont perfectionnistes et plus elles ont tendance à procrastiner.

Evaluez efficacement le temps de chaque tâche pour arrêter de procrastiner

Avez-vous déjà mesuré le temps qu’il vous faut pour accomplir les tâches que vous continuez à reporter ?

Il est fort probable que non. Mais ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas la seule personne à agir ainsi.

La majorité des personnes qui procrastine n’a aucune idée du temps nécessaire pour terminer une action donnée.

Pour dépasser cette situation, vous devez tout simplement estimer le temps nécessaire pour chaque tâche puis vous commencez à poser les différentes actions.

Vous verrez que dans la plupart des cas, votre estimation du temps d’exécution d’une tâche sera beaucoup plus importante par rapport au temps réel qu’il vous faudra pour réaliser ce que vous souhaitez.

Cette prise de conscience vous permettra de passer plus facilement à l’action et d’arrêter de procrastiner au travail et à la maison.

Arrêtez de trop planifier et passez rapidement à l’action

Certaines personnes sont devenues experts en planification.

Elles sont en mesure de créer des emplois du temps presque parfaits mais au moment de passer à l’action, elles restent immobiles et trouvent mille excuses pour ne pas agir.

Si vous vous retrouvez dans cette description et que vous souhaitez arrêter de procrastiner vous devez apprendre à planifier moins, penser moins et agir rapidement.

Choisissez seulement une tâche qui vous tient à cœur et posez immédiatement une action pour commencer à l’accomplir.

Agissez le plus rapidement possible pour que votre esprit conscient n’ait pas le temps de vous freiner.

Si l’exécution de cette tâche requiert beaucoup de temps et que cela risque de vous décourager, découpez-là en sous-tâches beaucoup plus faciles à gérer.

Une fois cette action accomplie, félicitez-vous afin d’associer du plaisir à ce nouveau comportement pour qu’il devienne avec le temps votre façon habituelle d’agir.

Déléguez ce que vous ne souhaitez pas faire

La délégation est parfois le meilleur moyen d’arrêter de procrastiner.

Si une tâche donnée devient une corvée insupportable ou ingérable vous pouvez tout simplement décider de la déléguer.

Faites cela autant dans votre vie privée que dans votre vie professionnelle.

Pour chacun de vos engagements dont vous souhaitez vous débarrasser, définissez la personne qui va se charger de vous aider et appelez-là pour vous dégager tout de suite de votre responsabilité.

Il vaut mieux déléguer toutes les taches :

  • qui ne sont pas importantes pour vous
  • qui vous enlèvent de l’énergie
  • que les autres peuvent accomplir mieux que vous
  • qui vous coûtent trop en termes de ressources humaines et/ou matérielles

Focalisez-vous sur des tâches qui vous permettent d’atteindre des objectifs importants pour vous

Comment pouvez-vous arrêter de procrastiner si vous focalisez votre énergie et vos capacités sur des tâches qui ne vous apportent rien d’important ?

Faites une liste des actions que vous reportez depuis longtemps et vérifiez si elles sont réellement importantes pour vous. Si elles ne le sont pas, éliminez-les ou déléguez-les.

Fixez-vous des objectifs importants pour vous, des engagements qui vous permettent de mobiliser votre potentiel et d’agir efficacement et rapidement.

Ensuite, programmez votre emploi du temps en y insérant les actions qui vous permettront de transformer vos objectifs en réalité.

Donnez une date et une durée à chacune des actions que vous allez mettre en œuvre.

Puis, évaluez si vos actions sont efficaces et ce que vous pouvez faire pour devenir plus performant.

Apprenez de vos erreurs et continuez à progresser.

Si la procrastination se manifeste à nouveau, agissez immédiatement, découpez les problèmes en tâches plus simples, déléguez ou éliminez.

Une étude montre que définir des objectifs concrets ou une écheance concrète pour compléter une tâche réduit la procrastination.

Éliminez les distractions et posez des limites claires avec les distracteurs

Éliminer les distractions lorsque vous vous apprêtez à poser des actions importantes ou urgentes est essentiel.

Qu’il s’agisse de votre téléphone portable ou de toute autre situation pouvant affecter votre niveau d’attention, vous avez tout intérêt à vous débarrasser de ce qui vous empêche d’atteindre vos objectifs les plus importants.

Les distracteurs sont par exemple des personnes qui vous dérangent lorsque vous êtes en train de travailler dans votre bureau ou chez vous.

Posez des limites claires avec les distracteurs et proposez des accords pour qu’ils ne vous dérangent pas.

Un environnement de travail trop bruyant ou peu agréable peut également devenir un distracteur.

Un objet qui vous fait penser à l’un de vos loisirs préférés est aussi un distracteur.

La tendance à arrêter une tâche importante pour se focaliser sur une peu importante comme par exemple vérifier votre boîte mail 20 fois par jour, est encore une fois un distracteur.

Identifiez toutes les distractions et les distracteurs.

Pour chacun d’entre eux, décidez comment vous allez les gérer pour qu’ils ne vous ralentissent plus dans la poursuite de vos objectifs importants.

Essayez d’utiliser vos moments de pause pour vous distraire et vous recharger.

Conclusion finale sur comment arrêter de procrastiner et comment ne pas tout remettre au landemain

Dans cet article, vous avez pris conscience que la procrastination englobe une importante composante psychologique.

En comprenant ce qui vous limite et en apportant les changements nécessaires, vous serez en mesure de créer de nouvelles habitudes, de devenir plus efficace et satisfait.

Avant de terminer cet article, voici à nouveau nos 10 conseils sur comment arrêter de procrastiner et comment ne pas tout remettre au landemain :

  1. Prendre conscience de votre dialogue interne
  2. Se libérer de l’identité de procrastinateur
  3. Se focaliser sur les avantages d’une action immédiate
  4. Identifier les avantages secondaires
  5. Dépasser le besoin de perfectionnisme et le jugement des autres
  6. Evaluer le temps nécessaire pour exécuter vos tâches
  7. Planifier moins et agir plus
  8. Déléguer ou éliminer des tâches
  9. Se focaliser sur les actions qui vous permettent d’atteindre des objectifs importants pour vous
  10. Gérer les distractions et les distracteurs

Voici également une infographie qui résume ces mêmes concepts :

10 conseils hors du commun pour arrêter de procrastiner

Pour aller plus loin dans la compréhension de la procrastination

Définitions de la procrastination

Une définition univoque de la procrastination n’existe pas car le concept a évolué au fur et à mesure des années.

Voici de suite quelques définitions proposées par quelques auteurs de référence. La procrastimation est définie comme :

⦁ “l’acte de reporter inutilement des taches jusqu’à expérimenter un inconfort subjectif” (Solomon et Rothblum, 1984).

⦁ le retard determiné par “l’évitement de la mise en oeuvre d’une intention”,Van Eerde (2000)

⦁ un retard systématique dans l’exécution de tâches urgentes et importantes ou dans la prise de décisions, qui sont perçues comme telles, accompagnées d’un ensemble d’émotions négatives et conduisant évidemment à une détérioration de la situation ou du résultat (Kovylin, 2013; Milgram et al., 1992)

⦁ préfèrer l’atteinte d’objectifs à court terme comme se sentir bien immédiatement au lieu de tenter d’atteindre des objectifs à long terme (Rebetez et al., 2016)

Les études récentes en psychologie sur la procrastination

Les 3 dimensions de la procrastination

Au fil des années et avec une meilleure compréhension de ce phénomène, on est passé d’une conception unidimensionnelle à une vision multidimensionnelle de la procrastination. En accord avec cette évolution, Harriott et Ferrari (1996) proposent 3 dimesions de la procrastination :

⦁ procrastination d’excitation : la tendance à reporter de façon intentionnelle la réalisation de certaines taches jusqu’à la dernière minute
⦁ procrastination d’évitement : est caractérisée par la peur de l’échec, l’aversion envers la tache, et/ou par la peur du succès
⦁ procrastination décisionnelle : consiste à reporter la prise de décision

Différentes formes de procrastination : procrastination passive et active

Les recherches sur la procrastination évoluent et montrent une différence entre ce que l’on identifie avec le terme commun de procrastination et une forme active de procrastination. En ce sens, Chu et Choi (2005) proposent l’existence de deux types de procrastinateurs.

D’un côté se situent les procrastinateurs passifs qui reportent leurs taches jusqu’à la dernière minute à cause de leur incapacité de prendre la décision d’agir dans les délais prévus.

De l’autre, on retrouve les procrastinateurs actifs qui décident de procrastiner de façon intentionnelle, en utilisant leur forte motivation lorsqu’ils sont sous pression du temps et ils sont capables de compléter une tâche avant la date limite et d’atteindre des objectifs satisfaisants.

Selon Chu et Choi la procrastination active est caractérisée par 4 facteurs :

⦁ la préfèrence pour la pression temporelle
⦁ la décision intentionnelle de procrastiner
⦁ l’habileté à respecter les dates butoirs
⦁ la satisfaction à l’égard du résultat

Rebeteza, Lucien Rochat, Gaya et Van der Lindena (2014) testent la validité de la version française de la Pure Procrastination Scale, une échelle proposée par Steel (2010) censée mesurer la notion générale de délai dysfonctionnel. Ces auteurs montrent que :

⦁ ne pas etre consciencieux (trait psychologique conscience)
⦁ le manque de persévérance
⦁ le faible bien-être subjectif

sont étroitement liés à la procratination passive.

Sirois et Tosti (2012) et Habelrih et Hicks (2015) montrent qu’un haut bien-être psychologique prédit la procrastination active et que c’est l’inverse pour la procrastination passive.

Différents types de procrastinateurs

Sapadin et Maguire (1996) affirment que ‘la procrastination est determinée par un conflit interne’ et identifient 6 styles fondamentaux de procrastination :

1. Le perfectionniste qui est réticent à commencer ou finir une tâche dans l’éventualité que cela prouve qu’il soit moins que parfait et par conséquent que cela soit vu comme un échec personnel et/ou par rapport aux autres ;

2. Le rêveur veut que la vie se déroule dans les meilleurs conditions et évite les défis difficiles. Des idées grandioses ne sont pas converties en objectifs atteignables. Il a tendance à se replier dans ses rêves ;

3. L’inquiet a peur que les choses se passent mal et d’être dépassé par les événements (beaucoup de pensées ‘Et si…?’ ) ; il évite le risque et le changement et il a peu de confiance en sa capacité de prendre des décisions ou de tolérer l’inconfort ;

4. Le provocateur est résistant et argumentatif envers les autres « instructions ou suggestions » parce que cela signifie qu’on lui dit quoi faire ou que d’autres personnes sont en train de le contrôler. Une forme indirecte de provocation est l’agressivité passive comme le fait de dire ‘oui’ aux requêtes des autres quand en réalité la personne veut dire ‘non’ parce qu’elle n’est pas préparée à assumer la responsabilité de le faire dans le temps alloué ;

5. Le générateur de crise aime l’arrogance en affirmant qu’il ne peut pas se sentir motivé jusqu’à 11 heures car c’est à ce moment qu’il travail le mieux ; ‘vivre sur le fil du rasoir’ lui donne une poussée adrenaline. Il supporte très peu l’ennui dans sa vie. Laisser les choses à la dernère minute signifie souvent qu’elles ne seront pas réalisées à temps ou que les opportunités seront manquées ;

6. Celui qui en fait trop prend en charge trop de travail sans établir quelles sont ses priorités ; le temps est geré inefficacement et le travail n’est pas accompli, ou il est mal accompli.

Les facteurs ayant un impact sur la tendance à procrastiner

Procratination et facteurs de personnalité

La procrastination est corrélée positivement avec le névrosisme et a une forte relation négative avec le fait d’être consciencieux (Johnson, & Bloom, 1995, Lay et al., 1998, Milgram, & Tenne, 2000; Schouwenburg, & Lay, 1995).

Steel (2007) mène une meta-analyse des possibles causes et effets de la procrastination, basée sur 691 corrélations montrant que :

⦁ l’aversion
⦁ le fait de reporter la tâche
⦁ l’auto-efficacité
⦁ l’impulsivité
⦁ l’être consciencieux (trait de conscience) et ses composantes : maîtrise de soi, l’inattention, l’organisation et la motivation à la réussite

sont des prédicteurs forts et cohérents de la procrastination. Le trait conscience reste le plus fortement associé à la procrastination. Dans cette même méta-analyse, Steel montre que les interventions qui favorisent l’automaticité réduisent la procrastination.

L’estime de soi, l’auto-efficacité et la motivation à la réussite sont corrélées négativement avec la procrastination (Boysan et Kiral 2016; Cerino, 2014; Effert et Ferrari,1989; Ellis et Knaus 1977).

La procrastination est majeure parmi les personnes qui ont une vision plus négative du passé et qui s’exposent davantage au risque et moindre parmi les individus capables de se fixer des objectifs et respecter les délais prévus.

Procrastination et style de vie

Gröpel et Steel (2008) montrent que :

⦁ fixer des objectifs
⦁ l’augmentation de l’intéret de la tâche
⦁ un meilleur niveau d’énergie

réduisent la tendance à la procrastination, avec l’augmentation de l’intérêt de la tâche, augmentant ainsi le niveau d’énergie et réduisant la procrastination.

Le style de vie est donc un prédicteur de la tendance à procrastiner, par exemple une faible qualité du sommeil influence autant la procrastination génerale que la procrastination au travail et la tendance à procrastiner au travail est majeure lorsque la qualité du sommeil est faible mais cela seulement pour les individus ayant un faible niveau d’auto-contrôle.

Procrastination et gestion des émotions

Beleaua et Cocoradă (2015) montrent une corrélation positive entre la procrastination et des stratégies de coping d’évitement. Cela est en accord avec Eckert et al. (2016) qui montrent que l’habileté de faire face de façon adaptative aux émotions désagréables réduit la probabilité de procrastiner dans le futur.

En ce sens, Wohl et al. (2010) ainsi que Martinčeková et Enright (2018) montrent que le fait de se pardonner sa propre procrastination permet de réduire la tendance à procrastiner dans le futur en facilitant la focalisation sur de nouvelles tâches.

(Sirois et Pychyl, 2013) montrent que les procrastinateurs ont une régulation dysfontionnelle de leurs émotions les conduisant à se focaliser davantage sur la gestion de l’inconfort éprouvé sur le court terme et à ne pas prendre en compte les bienfaits de la prise en charge d’une action donnée.

Facteurs variés influençant la procrastination

Ellis et Knaus (1977) définissent la procrastination comme le résultat de trois causes fondamentales : auto-rabaissement (dialogue interne négatif et méprisant), faible tolérance à la frustration et hostilité.

Plusieurs facteurs contribuant à la procrastination ont été identifiés dans la littérature scientifique, comme le sentiment d’être dépassé, le manque de motivation, le perfectionnisme, une mauvaise gestion du temps, et les compétences organisationnelles (Burka, & Yuen, 1990; Milgram, Marshevsky, & Sadeh, 1995; Rothblum, Solomon, & Murakami, 1986; Solomon, & Rothblum, 1984).

Stephen, Wilcox, Laran et Zubcsek (2014) montrent que les personnes très occupées et ayant beaucoup de tâches à accomplir, procrastinent moins par rapport à celles moins occupées. Le fait d’etre occupé réduit les émotions négatives associées au fait de ne pas avoir respecté les délais et réduit par conséquent le choix de procrastiner.

Procrastination et fonctionnement du cerveau

Au niveau cérébral il a été montré que :

⦁ différentes parties du cerveau s’activent et que les individus qui ont une plus grande tendance à procrastiner sont celles qui ont une plus grande difficulté à identifier les avantages liés à l’execution d’une tache donnée

⦁ le gyrus central moyen et le cortex orbitol frontal sont les régions clés de l’auto-contrôle et de la régulation des émotions et peuvent avoir un rôle important dans la procrastination

Les inconvénients de la procratination sur la santé

Les inconvénients de la procrastination sont nombreux :

⦁ la depression, l’anxieté, le stress (Chu et Choi, 2005) ainsi que le névrosisme (Milgram et Tenne, 2000)

⦁ le stress accru, une performance moindre dans la réalisation d’une tache, un moindre bien-être, le regret et la souffrance, et le risque de maladies physiques et mentales (Tice et Baumeister, 1997; Steel, 2007; Klingsieck, 2013; Steel et Ferrari, 2013; Sirois, 2014) 

une mauvaise qualité du sommeil (Hairston et Shpitalni, 2016; Sirois, van Eerde, et Argiopoulou, 2015), des troubles de l’humeur (Sirois et Kitner, 2015; Sirois et Pychyl, 2013), et des symptômes de dépression et d’anxiété (Beutel et al., 2016)

Quelques approches pour vaincre la procrastination

Karas et Spada (2007) montrent que le coaching cognitif comportemental court sur quelques mois a un impact positif sur la procrastination au niveau decisionnel et comportemental. 

Dans la même veine, Mühlberger et Traut-Mattausch (2015) montrent que le coaching individuel est plus efficace que le coaching de groupe pour réduire la procrastination.

Van Eerde et Klingsieck (2018) mènent une méta-analyse sur 24 études en psychologie afin d’identifier les meilleures approches pour réduire la procrastination et montrent que l’approche cognitif-comportemental est celle qui réduit le plus la procrastination. 

Cet article sur comment arrêter de procrastiner est terminé.

Avant de vous quitter, j’aimerais vous poser une question.

De quelle façon allez-vous utiliser ce que vous venez d’apprendre pour améliorer la qualité de votre vie et quand allez-vous  entrer en action ?

Je termine en vous proposant d’autres articles sur la gestion du temps qui pourraient également vous intéresser dont un premier sur comment devenir organisé, un deuxième sur comment dépasser les obstacles de la gestion du temps, un troisième sur le niveau d’énergie et l’efficacité, et un quatrième sur comment optimiser son temps.

Si vous souhaitez en savoir plus sur comment arrêter de procrastiner au travail et dans votre vie privée, écrivez-nous en passant par notre formulaire de contact ou faites-vous accompagner par un coach en organisation personnelle et professionnelle.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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